Venise les 2 et 3 mars 2012

Publié le par kate.rene

2 mars, vendredi

Parking Roissy Prestige, pas facile à trouver : l’adresse est fausse et le GPS ne l’a pas deviné. À l’aéroport, bad news : l’avion d’Easyjet est annoncé avec une heure et demie de retard. Mais c’est une fausse alerte et nous embarquons à l’heure.

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À l’arrivée à Marco Polo les bonnes résolutions d’ »économie » ont fondu très rapidement et le comptoir du bateau taxi nous a méchamment tendu les bras. Ce caprice certes exorbitant est un plaisir renouvelé à chaque voyage.

venise-03.2012 1453Sophie ne pouvait nous retrouver qu’à 17 heures avec les clefs de notre « nid caché ». Nous avons donc avalé notre premier Prosecco dans la calle dei Greci, confié nos valises au cafetier et avons profité de ce répit pour revoir une fois encore les Carpaccio de la Scuola dei Schivoni. Toujours aussi beaux. Étape obligée au mini market pour les produits de première nécessité, arrêt chez le marchand de pâtes fraîches puis lecture sur les entablements de la chiesa de la Pietà en face de San Giorgio Maggiore dont la vue est hélas un peu bouchée par la nouvelle gare de vaporetto.


Nous avons partagé des bulles avec Sophie, vidé nos valises, joué au yam, mangé nos pâtes puis nous sommes mis au lit avec John Berendt.

 

3 mars, samedi

C’est la tradition maintenant, le samedi, c’est marché au Rialto. Munis de notre caddie, nous sommes rapidement arrivés devant les étals de légumes et de poissons. Détour par la Casa del Parmiggiano. venise-03.2012 1454J’ai tenté une nouvelle fois de montrer que je savais dire sotto vuoto pour faire emballer mon morceau de parmesan mais mon accent italien étant ce qu’il est, le marchand m’a regardé d’un œil interrogateur en me disant « sous vide ? » en français. C’est à vous décourager. venise-03.2012 1456Lestés de quelques kilos de produits frais (épinards nains, fonds d’artichaut, thon, oignons, mortadelle, parmesan, mozzarelle, salade) nous sommes passés par San Giovanni Elemosinario, la merveilleuse petite église cachée restaurée il y a deux ou trois ans. Le Saint Jean l’Aumonier, patron de l’église, du Titien orne le chœur. venise-03.2012 1457Très belles toiles de Pordemone. Fresque du moyen-âge préservée dans un puits de fouille à l’entrée, coupole lumineuse. Il fallait repasser le Rialto et ses grappes de touristes pour obtenir nos cartes Imob. Nous venons seulement de réaliser que l’achat de cette carte (valable 5 ans) allait nous permettre des économies telles que nous pourrions peut-être encore la prochaine fois nous payer le mostoscafo… Le calcul n’est sûrement pas très juste car nous utilisons de moins en moins le vaporetto. Sur le chemin du retour à la casa nous avons encore vu San Lio, acheté des bricoles à la papeterie Testolini, arpenté le déambulatoire du cloître S. Apollonia, fouiné dans les rayons de la librairie française. Le déjeuner fut grandiose : venise-03.2012 1464jambon San Daniele, tomates fraîches basilic et mozarelle arrosées d’olive, thonvenise-03.2012 1459 venise-03.2012 1461venise-03.2012 1462grillé. 

Une heure de lecture et nouveau départ. Librairie Aqua Alta et son désordre non organisé. Nous n’y avons pas trouvé de trésor si ce n’est l’objet de toutes nos convoitises :

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le petit coffret en étain renfermant les ébats de Casanova mais il n’est pas plus à vendre qu’à notre dernier passage. Nous sommes passés devant Zanipolo, l’hôpital et la statue de Colleoni sur son cheval. Tentative avortée d’entrer aux Medicanti. Il paraît qu’il est possible d’y entrer par l’hôpital. Cette église est celle des enterrements. C’est simple : de l’hôpital, on passe au requiem, puis direct la gondole pour San Michele qui est à deux brasses.

venise-03.2012 1475Quelques ponts plus loin, Santa Maria dei Miracoli. John Berendt nous a appris que sa restauration est due en grande partie aux largesses des américains et de l’association Save Venice. Peu importe, c’est grandiose. Sobriété malgré la débauche des marbres de couleur, la voûte décorée de caissons peints et la vierge miraculeuse, petit retable perché sur un chœur surélevé. Nous restons un certain temps le nez en l’air. Des jumelles n’auraient pas été superflues.

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Direction la Ca’ d’Oro que nous n’avons jamais visitée. Le pavement du rez-de-chaussée est superbe bien qu’assez récent (XIXe). Peu de choses mais tout de même deux magnifiques Guardi, un Saint Sébastien de Mantegna et surtout les fresques déposées du Fondago dei Tedeschi peintes par Titien, quelques petites sculptures du Bernin.

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Nous sommes un peu fatigués par cette première journée. Nous avons embarqué pour rire un podomètre qui nous annonce déjà presque 10 kilomètres…

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Nous avons rendez-vous à 19 heures 30 avec Sophie et son ami Bruno au Campo Santa Margherita et il n’est que 17 heures. Un petit coup de vaporetto, histoire d’utiliser notre toute nouvelle carte Imob, jusqu’à San Toma, une terrasse de bistrot, un spritz et lecture du Venises de Paul Morand. Il commence à faire frisquet. Nous entrons dans une taverne du Campo pour poursuivre notre lecture jusqu’à l’heure du texto qui nous indique un petit bar au pied du ponte dei Pugni. Bruno est là en compagnie de Flavien que nous ne connaissions pas et dont le père est un collègue de René ! Delphine, chargée de communication au Palazzo Grassi nous rejoint. Bavardages et prosecco jusqu’au moment où la fatigue nous rattrape. Retour chez les grecs pour une rapide assiette de sarde et dodo avec Berendt.

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lesideesheureuses 05/03/2012 17:42


C'est fou ce qu'on arrive à faire en une journée...à Venessia! il faut de grandes besaces à souvenir. Mais on est tellement heureux.


Profitez et ramenez nous plein de belles histoires et des images pour "enfants sages".


MArtine de Sclos

kate.rene 07/03/2012 11:06



Merci de vos encouragements... Nos jambes en ont bien besoin. Mais c'est ça Venise. On a mal partout mais c'est bon...